Un automne à Glasgow #4 : récit d’une journée ordinaire

7h30 : le réveil sonne. Pourquoi, par Merlin, Salazar et les autres, dois-je me lever aussi tôt ? Ah oui, j’ai cours. Pff, c’est nul la vie.

8h : après avoir pris une douche dans la salle de bain un peu vintage de la maison où je loge (ça me perturbe l’absence de mitigeur, je suis une snob tss) c’est l’heure de prendre le petit déjeuner. J’avais pensé que pendant mon séjour à Glasgow, je mangerai tous les matin des toasts avec des oeufs, du thé et un verre de jus de fruits. Haha, j’ai pas plus d’énergie le matin qu’en France pour me préparer un petit déjeuner. Du coup, c’est café (et quand je dis café, c’est un grand mot, quasiment deux mois sans café-filtre, la torture) et au choix, céréales ou biscuits. Mmh.

Je croise ma colocataire dans la cuisine, parce qu’on part en cours ensemble. On discute un peu, mais hein, pas trop vite le matin quand même.

8h45 : direction le métro, à environ dix minutes de marche de la maison. Il fait froid ce matin, mais il ne pleut pas. J’enfile ma parca doublée en polaire, mes bottes fourrées (oui je suis frileuse tss) le sac sur l’épaule et hop, c’est parti.

8h55 : arrivée à la station de métro. Comme tous les matins, on achète notre « ‘ »return ticket » (avec le roulement de ‘r’ de rigueur of course). Pour la énième fois du semestre, je me demande si j’aurais pas mieux fait d’investir dans un pass transport, avant de me rappeler les calculs savant qu’on a faits pour se rendre compte que ça n’en valait pas la peine.

9h : arrivée sur le quai. Les souterrains du métro de Glasgow sont vraiment différents de ceux de Londres ou Paris ; plus petits. Pas forcément avec moins de gens dedans, mais il n’y a que deux lignes ici (enfin une ligne qui circule dans les deux sens sur un même trajet), mais c’est pas plus mal.

Le métro entre dans la station, et il fait le même bruit que le T.A.R.D.I.S du Docteur. Ça nous fait rire comme à chaque fois, parce que c’est vraiment ressemblant. On monte dans le métro, et pendant les dix minutes qui suivent, je tente de ne pas me rendormir.

9h15 : nous atteignons la Hillhead station, annoncée dans les hauts-parleur du wagon par le chauffeur lui-même. C’est fait maison, mais au moins il y a l’annonce des arrêts, ce qui est bien pratique quand vous n’y voyez pas.

On sort de la station, et on se dirige vers l’entrée du campus de l’université. Il y a beaucoup de monde,le feu piéton met trois cent ans à passer au vert, et il s’est mis à pleuvoir… Le temps qui change aussi vite, je m’y habituerai jamais.

9h30 : on passe par la cafétéria du Fraser Building, je commande mon troisième café de la journée (café late car le prix de l’expresso est un peu indescent pour si peu de café) et un brownie au belgian chocolate. Ils sont délicieux, c’est un peu devenu l’une des base de mon alimentation.

9h50 : on traverse la moitié du campus pour se rendre à un cours magistral de littérature écossaise. Là, on retrouve une autrz étudiante qui vient comme nous de Poitiers, et la personne que le pôle handicap de l’université a engagé pour prendre des notes en cours pour moi. Ordinateur trop vieux pour être transporté en salle de cours, et pas pratique de taper quelque chose sur l’écran de la tablette. On discute un peu de notre soirée de la veille, puis on entre en cours.

11h : sortie du CM de littérature, après une heure passée à parler d’un livre obscur d’un auteur écossais du XIXème siècle (The Private Memoires And Confessions Of A Justified Sinner de James Hogg au cas où l’info vous intéresse) une pause est la bienvenue. J’ai le cerveau en mode spongecake, car si le cours n’a duré qu’une heure, je n’ai rien compris à la lecture de ce livre, il a donc fallu que je me concentre.

On décide d’aller à la bibliothèque en attendant l’heure du déjeuner, histoire de travailler sur notre essai en civilisation. Les minutes qui suivent sont donc consacrées pour ma part à l’étude des spécificités linguistiques en Irlande de l’äge de Fer à la Conquête Romaine. Youpi, ma vie est formidable.

12h30 : on fait la queue dans la cafétéria du Fraser Building, complètement bondée. On arrive enfin à prendre notre plat chaud, et quelques minutes plus tard à trouver une place. On passe le repas à plannifier le weekend, glandouille à la maison, balade dans le centre-ville ou tour visite quelque part en Écosse. On abandonne vite le dernier, parce qu’on est pauvres, snif.

14h : début de notre TD en civilisation celte. Notre chargée de TD est hyper sympa, et passe le cours à nous parler des druides en territoire celte il y a longtemps. C’est très intéressant, mais on est en pleine digestion (c’est criminel les cours après le repas). J’avoue que je suis un peu déçue de la civi celte, parce que je m’attendais à un cours sur les mythes et légendes. Ça reste passionant et j’aime découvrir le passé de l’Écosse, l’Irlande et la Bretagne (trois des meilleurs endroits du monde) à travers l’archéologie et les écrits romains.

15h10 : après la fin des cours, on décide d’aller à la salle de sport. Enfin salle de sport, c’est un euphémisme vue la taille du complexe sportif. J’ai pris un pass ilimité pour le semestre sans grande conviction en septembre, parce que le sport et moi lol, mais finalement, j’y ai pris goût et y vais au moins deux fois par semaine.

On passe près d’une heure et demi à faire de la cardio, j’ai dans mes oreilles la playlist sport que je me suis confectionnée. C’est cliché, mais ça m’aide vraiment à me bouger. Je finis la session par vingt minutes de vélo, autant pour l’effort que pour regarder un épisode de Big Bang Theory sur l’écran proposé sur presque tous les appareils. Je me marre comme une baleine, ce qui fait que je ne pédale pas autant que prévu.

17h : après l’effort, le réconfort ! Direction le Starbucks de Byre Road où je passe tellement de temps que le serveur connait déjà ma commande. Un large moccha et une part de gâteau au chocolat. On discute un peu, on travaille aussi sur notre essai en littérature (que j’ai, par un processus inconnu même de moi, décidé de faire sur le bouquin de l’enfer de James Hogg) puis nous décidons de rentrer. Il pleut pour changer.

17h45 : on passe par la petite supérette à côté du Starbucks pour faire quelques achats pour le repas du soir. J’achète ma boîte de beans au curry habituelle, avec une soupe et du jambon. Ouiiii, je mange très équilibré, je sais ! On a fait des nouilles et des légumes au wok hier soir, je peux !

18h15 : on arrive à la maison, et après avoir monter les affaires de sport dans nos chambres et ranger la nourriture dans le frigo, on s’installe dans le salon avec notre logeuse pour un thé/café. Encore une fois, café est un grand mot… Café instantanée, lait et sucre… Mais avec le temps, j’ai fini par associé ce mélange étrange aux moments du tea time le soir dans le salon cosy (et beaucoup trop décoré de babioles dans le style purement britannique) de ma logeuse. On bulle devant une émission à la télé en échangeant avec elle sur notre journée. Puis elle part au boulot (elle travaille de nuit dans un cinéma) et on prépare le dîner.

20h : une fois tout rangé, on monte chacune dans notre chambre. J’appelle ma colocataire restée à Poitiers, ma mère et mon copain, puis décide que travailler, ça sera pour demain. Je retrouve ma colocataire et on se regarde des épisode de Community en mangeant des cochonneries pleines d’huile de palme et de chocolat (Cadburry mon amour).

23h : une petite session de lecture de fan fiction sur Star Wars (mon fandom du moment), un ou deux mails envoyés à mes proches en France, et direction le dodo.

Laisser un commentaire