Un automne à Glasgow #7 : this is the end

« Notre amour c’est notre maison, nos pieds peuvent la quitter mais notre coeur jamais. »
{Oliver Wendell Holmes}

Nous y voilà, l’article bilan de ces quatre mois à Glasgow. Il a mis du temps à venir et je ne pense pas que ça soit par manque de temps mais bien parce que je n’avais pas envie de l’écrire alors j’ai repoussé l’échéance. C’est un peu comme marquer un point final, tourner la page d’une aventure dont je suis pourtant rentrée depuis deux mois déjà. Deux mois… C’est dingue, quand même.

Je suis dans la période où il faut remplir mon formulaire de retour de séjour Erasmus et je suis songeuse. Un bilan… C’est tellement formel, vous ne trouvez pas ? Il y a eu tellement de choses tant au niveau universitaire que personnel. Mais puisqu’il faut y aller, il faut y aller.

Ce n’était pas la première fois que je partais comme ça à l’étranger. Ayant hérité du gène de la globetrotteuse je ne sais pas trop d’où, dès que j’ai été en âge de pouvoir partir, je l’ai fait. Angleterre, Irlande, Allemagne, Espagne, Portugal, Danemark… J’aime découvrir de nouveaux pays, de nouvelles cultures et surtout de nouvelles langues. Si je parlais ne serait-ce que la moitié des langues des pays que j’ai visités, je serais déjà comblée. Tout ça pour dire que oui, j’aime voyager, indéniablement.

Pourtant, c’était la première fois que j’allais en Ecosse, aussi dingue que cela paraisse. Ce n’était pas par manque d’envie, au contraire j’ai toujours voulu visiter ce pays mais je n’en ai jamais eu l’occasion sûrement. Je partais avec cette soif de découvrir qu’ont tous les étudiants Erasmus, cette sorte d’adrénaline qui court dans nos veines et qui nous donne envie d’embrasser cette liberté que procure une vie loin des siens.

Quand nous nous sommes posés à l’aéroport de Glasgow, tout début Septembre, j’avais cette boule au ventre, ce mélange d’appréhension et d’excitation. Elle ne m’a jamais vraiment quittée lors de ces mois à l’étranger, sauf peut-être parfois quand la routine des cours et des devoirs à rendre vous submerge et vous laisse dépassés.

Pendant ces quatre mois, j’ai découvert une nouvelle vie à la fois similaire et à la fois différente. Ce n’est pas comme si j’étais partie en Amérique ou en Asie mais pourtant, il y a eu du dépaysement. J’avais le rêve, l’envie de vivre au Royaume-Uni pendant quelque temps. Glasgow m’a offert tout ce que j’attendais et même un peu plus. J’y ai découvert un nouveau système universitaire, une nouvelle culture pour des choses de la vie quotidienne, un nouvel accent parce que l’anglais de Glasgow n’est assurément pas le même que l’on parle à Londres… Et aussi de nouvelles personnes.

Il est vrai que lorsque je regarde en arrière, je n’ai pas vécu la folle vie de fête que j’avais entendue des séjours Erasmus. J’ai même passé plus de temps à la bibliothèque de la fac que dans les pubs mais ce n’est pas non plus dans mon tempérament de faire la fête, je ne suis pas sûre d’être capable d’autant de sociabilisation. Je ne suis pas repartie avec des dizaines de nouveaux amis et un carnet d’adresses plein. D’ailleurs, le carnet d’adresses, c’est so 1990’s…

Pourtant, j’ai fait des rencontres et elles resteront spéciales pendant encore longtemps. J’ai aussi découvert de nouveaux endroits. Glasgow d’abord, son centre-ville à l’architecture en patchwork, ses magasins et son cinéma géant… Edinbourg, aussi. Son centre-ville historique, son château, cette ville musée qu’un fou d’histoire médiévale vénèrerait assurément jusqu’à la fin des temps… Et quelques autres petites villes des Highlands, les Loch, aussi.

Par mes cours à l’université, j’ai aussi découvert l’histoire de ce pays qui m’a accueillie pendant cet automne. Son histoire, ses guerres d’indépendance, ses traditions et son folklore qui essaient de survivre et qui sont toujours là, malgré tout. Un peuple fier de cet héritage, de cette culture et de ce patrimoine. Des gens ouverts et chaleureux, une météo pas pire que celle que l’on a en France malgré les clichés de l’Ecosse sous la pluie… Toutes ces choses qui m’ont fait aimer l’Ecosse qui gardera toujours un goût de chez soi, quelque part.

J’imagine que c’est la fin de cette chronique même si une partie de moi n’en démord pas : je retournerai là-bas. Et pourquoi pas pour un stage ou juste pour des vacances, l’avenir nous le dira.

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