J’ai testé pour vous : passer le concours d’une école de journalisme

Voilà, mes ami·e·s, c’est fait. j’ai passé le premier des concours d’écoles de journalisme auxquels je me suis inscrite cette année.

Comment ça s’est passé ? C’était flippant. Vraiment vraiment flippant. Et c’est toujours flippant maintenant qu’il faut attendre plus de deux semaines pour savoir si j’ai été reçue pour passer l’oral.

Pour vous resituer la chose, c’était le premier vrai concours que je passais, le premier gros examen en dehors des partiels depuis six ans environ. Je n’étais pa stressée… C’était pire que ça, un bon vieux coup de flippe dès la veille au soir.

Je suis arrivée à Bordeaux vendredi en fin de journée et ai passé la soirée chez mon oncle qui a essayé de me distraire autant que faire se pouvait. Samedi matin, j’ai à peine touché à ma chocolatine, autant dire que c’est vraiment pas normal parce que j’adore ça et quand midi est arrivée, j’étais à deux doigts de l’apoplexie.

On a pris le trame pour se rendre jusqu’à la fac de médecine, là où avait lieu les épreuves écrites du concours. Arrivée sur place, je me suis retrouvé entourée d’autres gens qui venaient pour la même raison. Les conversations étaient asez horribles à entendre du genre « c’est qui déjà le président de bidule? » et « qui a gagné l’Oscar de tel machin? » Oui, évidemment, ce n’est absolument pas stressant.

Arrivée à la salle où je devais passer l’écrit, vive les aménagements d’examens, j’ai rencontré les deux personnes qui allaient nous surveiller. Très sympathiques et accueillantes. Mais ça ne changeait rien au fait que j’étais sur le point de passer l’un des examens les plus importants pour la suite de mes études.

Rien que ça.

Je m’installe, allume Ginger et la synthèse vocale et… attends. La première épreuve était une critique de film, on devait donc visionner quelque chose et il fallait le temps de tout installer. Puis ça a commencé…

La première partie était assez étrange, une critique de film en seulement 15 lignes, c’est moche. On a le temps de rien dire alors il faut aller à l’essentiel, ce qui n’est pas simple. Il y a tellement de choses dont on pourrait parler, la façon dont le reportage a été tourné, sa narration, le sujet qu’il traite… Esprit de synthèse bonjour.

Une heure plus tard, fin de l’épreuve tout le monde pose son stylo. On nous a ramassé nos copies puis distribution du sujet de la seconde épreuve : français. Ca commençait par une petite dictée et on avait ensuite quelques questions de grammaire, d’orthographe et de stylistique. La dernière partie de cette épreuve était de l’anglais. j’ai pensé « chouette, je suis en terrain connu! » Oui ben ou pas. Plus ou pas, d’ailleurs. Il s’agissait de traduire en français des mots anglais dans le domaines des relations internationales… Merci les cours de lexicologie et de phonétique qui m’ont permis de faire du décorticage de mot.

Troisième épreuve, questions d’actualité. C’était une série d’une vingtaine de questions allant du nom du président de la Tchétchénie au Gangnam Style. Voilà voilà, c’était aussi très moche.

Quatrième et dernière épreuve, projet d’enquête. C’était une espèce de cas pratique où l’on nous donnait un sujet d’article et on devait ensuite détailler les différentes étapes de notre enquête. Ca m’a rappelé les cas pratique en TD de droit civil, c’était sympa, un peu mélancolique.

La première chose à laquelle j’ai pensé en sortant de la salle a été « Bon bah ça, c’est fait. » Il n’y a plus de retour en arrière possible et il n’y a plus qu’à attendre les résultats pour savoir si la prochaine étape est l’oral ou la bouteille de vodka accompagnée d’une boîte de mouchoirs. Je me dis que ça doit être assez flippant d’être correcteurice d’un tel concours. Vous imaginez la chose ? Vous décidez de l’avenir de centaines de personnes. Perso, je trouve que ça fout les chocotes. Ou alors les correcteurices sont des sadiques et aiment la toute puissance que ça leur donne, allez savoir…

Il ne reste plus qu’à attendre le 12 Juin maintenant. Mais sinon ce n’est pas du tout affreux, hein.

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