Histoire d’écriture

Du plus loin que je me souvienne, j’ai toujours aimé écrire.

J’ai commencé ma première histoire à l’âge de 11 ans, mais avant ça, j’ai toujours eu des histoires plein la tête. Je pouvais passer des heures allongée dans l’herbe, les yeux perdus dans les nuages à inventer des personnages et leurs aventures.

Puis j’ai eu un premier carnet pour mon anniversaire. Avec un joli stylo plume, parce que j’étais de ces enfants qui ont une passion pour les articles de papèterie. Je me suis demandé ce que j’allais bien pouvoir faire avec un stylo et un carnet vierge. Alors j’ai pris la plume, comme on dit, et j’ai commencé à écrire.

La plume hésitante

J’avais donc onze ans quand je me suis aventuré à écrire ma première histoire. Dans un mélange d’empressement et de maladresse, j’ai couvert des pages et des pages. j’aimais cette sensation qu’un personnage, qu’un univers prenait vie sous ma plume. C’était comme si ce que j’avais dans la tête, ce qu’il y avait dans mes rêves devenaient plus accessible, plus réel.

Très vite, j’ai commencé à taper ce que j’écrivais plutôt que de seulement laisser tout ça dans des tas et des tas de cahiers. Ça n’était pas très utile à l’époque de mettre tout ça sous forme informatique parce que finalement, je ne pensais pas à faire imprimer ce que j’écrivais et que je ne publiais pas encore sur Internet… parce qu’on avait Internet de façon très sporadique ; on est ici en 2001, pour vous dire. Par contre, je réalise aujourd’hui que j’ai bien fait de sauvegarder tout ça sur un ordinateur parce que… près de 15 ans plus tard, j’ai encore des traces de ce que j’écrivais à l’époque. Certaines de mes premières histoires ont survécu jusqu’à aujourd’hui, mon plus vieux fichier date de Juillet 2002. Comment il a fait pour vaincre toutes ces années et le décès des multiples ordinateurs et disques durs qui ont pu l’abrité… C’est autant un mystère pour vous que pour moi.

Mes premiers écrits sont quasiment tous inachevés et consistaient principalement en des fan fictions, même si j’ignorais que ça s’appelait ainsi à l’époque, et même que des gens publiaient ce type d’histoires sur Internet.

Venons-en justement, aux fan fictions.

L’ouverture au monde

Dès le début de mes aventures d’auteure en herbe (ou en carton ça marche aussi), j’ai écrit des histoires qui se passaient dans mes univers de fiction préférées et qui mettaient en scènes des personnages que j’aimais beaucoup. X-Files, Stargate SG1, Buffy Contre les Vampires… toutes les séries de la fin des années 90 ou du début des années 2000 diffusées sur M6 y sont passées.

Puis, en 2004, j’ai découvert le monde des fan fictions. Cela m’a ouvert à un monde virtuel, aux communautés de fans en ligne (j’en reparlerai) mais surtout à des milliers d’histoires qui se passaient dans mes univers de fictions préférées et que je n’avais plus qu’à saisir. Ça m’a aussi offert la possibilité, pour la première fois, de partager ce que j’écrivais dans l’anonymat de ma petite chambre d’ado. Et c’est bête mais l’anonymat du web, le fait que les personnes qui allaient me lire ne me connaissaient pas dans la réalité, m’a donné confiance en moi ; on allait pas me juger pour qui j’étais mais pour ce que j’écrivais. Recevoir mes premiers commentaires a été une expérience très cool et m’a aussi permis de rencontrer d’autres fans.

Le milieu des fan fictions m’a surtout confrontée aux faiblesses de mon écriture. Si les commentaires vraiment négatifs (du genre c’est nul, arrête ça tout de suite) ont été rares, j’ai parfois eu des commentaires constructifs, des suggestions, des corrections, qui m’ont permis de m’améliorer.

Les fan fictions m’ont également servi de terrain de jeu, d’expérimentation ; s’appuyer sur un univers déjà existant est à la fois plus simple car cela demande moins de réflexion et de temps pour inventer le monde dans lequel évoluent vos protagonistes. C’est aussi un frein, un challenge parce qu’il faut rester le plus fidèle possible aux personnages que vous empruntez. On peut avoir une vision personnelle de ces personnages, c’est sûr mais il y a tout de même quelques trucs à respecter. Les fan fictions ont donc été — et sont toujours en fait — une bonne école pour améliorer son écriture.

Créer ses propres univers

J’ai fini par me tourner vers la création d’univers et de personnages originaux. Ça n’a pas été évident ; je passe vraiment beaucoup de temps à développer mes personnages (s’en est parfois frustrant ce perfectionnisme) ainsi que mes intrigues. En 2011, j’ai fini ma première histoire originale. Seule une ou deux personnes l’ont lue et elle restera cachée dans les méandres de mon disque dur. Aujourd’hui, il ne faudrait pas seulement que je la retravaille mais que je réécrive tout. Les personnages sont trop caricaturau, leur évolution trop anarchique… J’espère pouvoir la terminer un jour et en être satisfaite.

La phase de réflexion et d’élaboration d’un univers est une chose que j’aime peut-être autant que l’écriture en elle-même. Il faudrait peut-être que j’y passe un peu moins de temps dans mon cas, mais je m’amuse, n’est-ce pas l’essentiel ?

Écrire sur l’écriture ?

En développant le blog tout au long de cette dernière année, l’idée d’une catégorie écriture n’a pas quitté mes pensées. Si mes histoires ne sont encore que des travaux en cours, je voulais partager sur cette activité qui occupe une grande partie de mon temps libre ; peut-être pas des conseils véridiques, mais des réflexions, des billets plus légers. J’espère que cette catégorie vous plaira.

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