Interview : BabyHowl, un groupe britannique entre rock et funk

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Internet est un moyen merveilleux de faire de nouvelles découvertes, de tout genre et en tout temps. La musique ne fait pas exception, beaucoup de groupes et d’artistes se servant de la portée mondiale de la toile pour promouvoir leur musique. Si vous prenez le temps de chercher un peu, vous tombez sur de petites perles qui ravissent vos oreilles. Babyhowl est l’un de ces groupes. je leur ai posé quelques questions, pour vous présenter leur musique, un brin rock, un brin funk et définitivement bonnes pour vos tympans.

Logo du groupe Babyole

Le groupe vient d’une petite ville anglaise du nom de Bracknell, près de Reading et Londres. Quand on leur demande comment Babyhowl est né, ils répondent «Autour d’un amour commun pour la musique et d’une bande de potes qui jouaient ensemble.» Si la bande a connu des changements au fil des années, elle apparaît aujourd’hui sous sa forme définitive avec Wayne Antoni (chant, guitare et parolier principal), Mark Fennelly (batterie), Tim Clarke (basse, clavier, choeurs et harmonica). Ils confient même «On a vraiment l’impression d’avoir la formule pour réussir.»

Mais quel genre de musique jouent-ils, vous demandez-vous ? Il la décrivent comme «des pistes rocks bien écrites avec un petit quelque chose de funk. On dirait même que l’on est un bon groupe en live, si on peut se le permettre. Mais pour ça, il faudra venir nous voir jouer pour vous en assurer. Tout le monde peut trouver son compte dans notre musique. On a été décrits comme très éclectiques,dans nos chansons et nos goûts, ce qui n’est pas une mauvaise chose.»

Quand vous écoutez leur premier EP, Coalescent, pour la première fois, vous entendez quelque chose de bon, mélangeant rock, alternatif et funk dans un atmosphère électrique. Leurs morceaux sont rythmiques, certains vous donneront même envie de danser sur votre chaise. Ou peu importe l’endroit où vous apprécierez la musique de Babyhowl. La guitare sonne définitivement rock avec des riffs alternatifs, la batterie marque un rythme catchy et tout ça se mêle pour former une musique presque enjouée, sans pour autant enlever l’héritage rock du groupe.

Si leur musique donne envie de mover your body, ce n’est pas toujours le cas de leurs paroles. Elles traitent de sujets plus profonds de la vie quotidienne, comme le groupe le révèle lui-même. «Notre inspiration vient de la vie, de ses expériences, de la famille, des ami·e·s, de ce que tu entends ou ce que tu vois, on est juste conscients de ce qui nous entoure et on y prend des phrases ou des mélodies intéressantes.» Mais le sujet de leurs paroles touchent des domaines plus… sombres, peut-être, tels que la lutte quotidienne de chacun pour continuer sa vie, la perte, l’amour, les réflexions sur soi ou encore l’évasion. Des sujets pas toujours légers mais dans lesquels on peut toustes se reconnaître à un moment ou un autre. C’est ce contraste entre leur musique rythmée et leurs paroles profondes qui rend leurs morceaux si complexes. C’est vrai qu’une chanson d’amour ou d’amitié fait toujours du bien au coeur quand on est déprimé·e mais parfois, des paroles plus méditatives sont toutes aussi intéressantes. Les paroles de Babyhowl me rappellent un peu celles de groupes comme Arctic Monkeys, qui traitent de la réalité de la banlieue du Nord de l’Angleterre où ils se sont formés, le chômage, la dureté de leur existence parfois. Babyhowl précise,au sujet de leurs paroles «on écrit simplement ce qui nous semble juste, qui nous permet de rester vrais et honnêtes pour que les gens puissent se retrouver dans nos paroles.»

Si la vie qui les entoure est une grande source d’inspiration pour le groupe, ils n’en restent pas moins influencés par d’autres groupes, Pearl Jam et Red Hot Chili Peppers parmi eux. Ils aiment principalement le rock alternatif et Mark, le batteur précise même «J’ajouterai plus spécifiquement Greenday et leur batteur, Tre Cool, même si je suis moins fan maintenant.» Parmi leurs autres inspirations ont retrouvent des groupes comme Kings of Leons, Stereophonics ou encore Foo Fighters.

Quand ils composent, les membres de Babyhowl travaillent vraiment tous ensemble. «C’est un mélange de tout, vraiment. Tout commence d’une idée, ça peut être au studio d’enregistrement, un bout de musique qui se pointe ou ça peut être les paroles qui viennent d’abord. Mais chaque chanson est un compromis de tout le groupe pour qu’elle soit le meilleur possible. Elles passent par beaucoup de versions différentes avant d’être approuvées.»

Mais ce que le groupe aime le plus, c’est jouer sur scène. Quand on leur demande quel est leur meilleur souvenir en tant que groupe, on en vient tout de suite aux concerts. Ils partagent des histoires de performances sur des scènes, locales comme plus importantes et je ne peux que les laisser vous en parler. «On aime particulièrement jouer sur de bonnes scènes, alors jouer au festival de Bugjam l’an dernier a été génial. On a aussi gagné une sorte de battle musicale dans notre région au légendaire Jagz à Ascot et ça a été l’un de nos meilleurs moments. Participer au Oxjam Bracknell Festival dans notre ville d’origine a aussi été génial, surtout de voir notre nom sur l’affiche. Quant à notre premier concert à Londres en Janvier de cette année au Proud Camden, c’était une autre expérience fantastique. On est sûrs, pourtant, que le meilleur reste à venir.»

Mais pourquoi les concerts sont si spéciaux à leurs yeux ? Ils répondent «Pour voir le public réagir aux chansons et puis un peu aussi parce qu’on est payés pour jouer. Voir les gens écouter ces chansons en lesquels ont croit et qui nous passionne, c’est le meilleur sentiment qui soit. Les interactions avec la foule aussi, quand on les entend reprendre les paroles.»

Les concerts sont un bon moyen pour le groupe de faire connaître leur musique. Ils ont déjà une série de concerts prévus à Londres dans les mois qui viennent et ont postulés pour participer à de célèbres festivals comme le Camden Festival et Glastonbury.Ils travaillent durs pour faire connaître Babyhowl. On peut les voir sur scène, sur les réseaux sociaux et aussi à la radio. 2015 sera une année bien chargée pour eux, puisqu’ils travaillent également sur leur premier album. On ne peut que leur souhaiter de connaître le succès et on espère bientôt les voir sur scènes par chez nous. En tout cas, ils espèrent pouvoir venir sur Paris un jour.


Babyhowl est définitivement un groupe à surveiller et avec une carrière prometteuse devant eux. Vous pouvez les retrouver sur leur site officiel et toutes leurs pages de réseaux sociaux, Facebook ou Twitter. Et si vous passez à Londres, n’hésitez pas à aller les voir en concerts.

Merci à David et le groupe pour cette entrevue. Quant à vous, j’espère vous avoir donné envie de découvrir et écouter Babyhowl.

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