Billet lecture : J’arrête quand je veux de Coralie Khong-Pascaud

Couverture de J'arrête quand je veux de Coralie Khong-Pascaud

Pour ce premier billet lecture de 2018 j’ai choisi de vous parler de l’un des derniers livres que j’ai lu en décembre. C’est le deuxième roman d’une autrice dont je vous ai déjà parlé sur le blog il y a quelques semaines. J’arrête quand je veux de Coralie Khong-Pascaud, est sorti le 12 décembre 2017 chez Librinova, et s’il est loin de l’ambiance so 1900’s de Loin de Berkley Hall est un agréable moment de lecture.

J’arrête quand je veux : l’histoire

À 28 ans, Élisa a tout pour être heureuse : un job de rêve dans une grande maison d’édition parisienne, un gentil fiancé, Hugo, qui lui cuisine de bons petits plats (ou presque), un chat légèrement caractériel et des milliers de followers sur les réseaux sociaux.
Mais le vernis de ce tableau idyllique commence à se fissurer le jour où Hugo l’accuse d’être complètement accro à son téléphone. N’écoutant que son courage et son égo meurtri, Élisa décide alors d’entreprendre la détox digitale qui doit sauver son couple, mais qui va surtout mettre sa vie sens dessus dessous…

Un roman feel good comme on les aime

Couverture de J'arrête quand je veux de Coralie Khong-Pascaud

En faisant la rétrospective des critiques de livres que j’ai pu faire sur le blog, je remarque qu’il y a tout de même une majorité de romans/comédies feel good, bien que ça ne soit pas du tout mon genre de prédilection à la base. Peut-être est-ce les circonstances dans lesquelles je découvre des auteurices en ce moment, je ne sais pas.

En tout cas, j’ai savouré ma lecture de J’arrête quand je veux, qui confirme que Coralie Khong-Pascaud est une autrice très prometteuse. Avec ce deuxième roman, elle confirme une plume légère et colorée, avec un registre différent de son premier livre, tout en y retrouvant les petits détails croustillants qui m’ont fait apprécier Loin de Berkley Hall.

On fait très vite la connaissance d’Elisa, puisqu’on vit l’histoire de son point de vue. C’est une jeune femme aux expressions très imagées qui m’ont tiré un sourire plus d’une fois. Je ne vous raconterai pas toute l’histoire dans ce billet, puisque le but est que vous découvriez tout cela par vous même, mais la chose que j’ai apprécié, côté personnages, c’est le fait qu’on assiste à une véritable évolution d’Elisa au cours du roman.

On la rencontre alors que sa vie semble bien rangée, avec une routine installée, jusqu’à ce qu’un jour, tout ça explose quand son petit ami, puis sa meilleure amie, lui font remarquer qu’elle est complètement accro à son smartphone et à toutes les applications qui s’y trouvent. On sent bien, à travers les mots de l’autrice, que cela la chamboule totalement. Elle se remet alors en question, et décide de laisser tomber l’objet de son addiction du jour au lendemain d’abord pour prouver à ses proches qu’iels ont tort, mais aussi, finalement, pour reprendre sa vie en main.

Il ne s’agit pas d’une histoire avec une quête, du suspens, des morts partout et de la tension dramatique haletante, mais une histoire qui nous présente des tranches de vie d’un personnage auquel on peut s’identifier, quelque chose qui résonne dans notre quotidien. C’est un roman tout à fait encré dans notre époque, et pour être tout à fait honnête, ça m’a fait réfléchir sur ma consommation d’appli et des réseaux sociaux. Je n’en suis pas au point d’Elisa, donc la digital detox n’est pas en vue pour moi dans l’avenir, mais ça peut tout de même nous interroger.

Les personnages secondaires sont aussi attachants. Il y a le collègue flippant et désagréable d’Elisa, sa meilleure amie — dans laquelle je me suis plus reconnue j’avoue – Hugo, son fiancé, pas le stéréotype du héros masculin idéalisé, riche, beau et ténébreux, un gars normal et gentil tout à fait réaliste, qui ne manque pas moins d’une personnalité qui s’affirme. J’ai également beaucoup aimé la tante d’Elisa, chez qui elle se retrouve. Ce n’est pas toujours facile de développer des personnages secondaires qui servent l’intrigue et ne sont pas là juste pour faire joli, ceux de J’arrête quand je veux s’imbriquent parfaitement dans l’histoire d’Elisa et gravitent autour d’elle de façon cohérente et réaliste.


Ce deuxième roman de Coralie Khong-Pascaud, dévoré en moins de deux jours, a été un compagnon très chouette, dans le bus, alors que je faisais la cuisine (et oui l’avantage de la lecture vocale, je peux faire autre chose pendant ce temps !) ou avant d’aller dormir. j’ai passé des moments agréables au côté de ses personnages, et j’ai gardé un petit sourire après avoir refermé le livre, sachant qu’iels allaient continuer leur vie avec de nouveaux projets.

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