Le Jour et la nuit T1 de Laetitia Langlet – une jolie découverte

Je vous promets que je ne le fais pas exprès, mais je suis sur le point de vous parler à nouveau d’un premier roman. Ça doit être la période, je ne sais pas. On change toutefois de registre cette fois-ci puisque je vais vous parler d’un roman fantastique et young adult, un genre dont on entend beaucoup parler dans la blogo culturelle — donc peut-être un manque d’originalité de ma part 😉 — mais un genre que j’apprécie assez, pour tout dire.

Je vous parle donc aujourd’hui du premier tome Le Jour et la nuit de Laetitia Langlet, paru en Mars 2016 et qui a été ma première lecture de 2017. Risque de légers spoilers, mais je crois qu’il va falloir s’y habituer, je ne sais pas critiquer un livre sans raconter un minimum ce qu’il s’y passe…

Résumé :Le jour de ses 22 ans, Stella a un terrible accident de voiture. Quand elle se réveille le lendemain à l’hôpital, sa vie bascule à tout jamais en apprenant que sa sœur jumelle a disparu.
Stella va devoir partir à sa recherche tout en surmontant l’inexplicable, depuis qu’elle a ouvert les yeux dans cette chambre d’hôpital, elle voit et ressent des choses qu’elle ne devrait pas.
Hallucinations ? Résultat du choc post-traumatique ? Phénomènes paranormaux ? Entre secrets et mensonges, un nouveau monde qu’elle ne soupçonnait pas va s’ouvrir à elle. Aura-t-elle le courage d’aller jusqu’au bout de sa quête pour découvrir la vérité ?

Couverture du roman fantastique Le Jour et la Nuit de Laetitia Langlet

J’ai découvert Laetitia Langlet complètement par hasard sur Twitter, comme d’autres auteurs ou autrices, en fin de compte. Mais le but de cet article n’est pas de faire une déclaration d’amour à ce réseau social, mais bien de vous parler de ma lecture du premier tome Le Jour et la Nuit. Il s’agit donc d’un roman fantastique ancré dans notre réalité, minus les détails surnaturel bien sûr. On vit l’histoire du point de vue de Stella, ce qui est intéressant puisque la première personne, si elle peut parfois être frustrante lorsqu’on est auteur/trice, permet de nous immerger dans l’intrigue. On découvre donc les révélation en même temps que la narratrice, ce qui est très bien retranscrit dans Le roman. Stella se pose énormément de questions sur sa situation, est troublée par des cauchemars qu’elle ne comprend pas et s’inquiète beaucoup pour sa sœur qui reste introuvable. Les mots défilent et on apprend à connaître cette héroïne qui sera notre compagne de route tout au long de l’histoire.

Stella est d’ailleurs une héroïne plutôt cool, avec ses qualités et ses défauts, j’ai notamment apprécié les initiatives qu’elle prend avec son meilleur ami Julien dans l’enquête qui entoure son accident et la disparition de sa jumelle. Au début, le fait qu’elle soit une riche héritière m’a un peu fait tiqué car j’avais peur du cliché mais en fait non. Et la richesse de ses parents est expliquée plus tard, ainsi que l’intérêt qu’elle représente. Le petit détail qui m’a un peu chiffonnée (bien que le terme soit peut-être un peu excessif), c’est l’évolution de la relation entre Stella et Julien. L’amitié entre un personnage féminin et un autre masculin évolue souvent en romance, quelque chose d’assez classique, même si heureusement, Laetitia Langlet ne nous raconte pas un triangle amoureux. Car ça, c’est un vrai classique de la littérature young adult et s’il y a des livres où il est bien mené, je m’en suis personnellement lassée. Pour ce qui est des autres personnages, notamment Julien, j’ai beaucoup aimé son côté pirate informatique. C’est par contre un peu le coureur de jupons typique, jusqu’à ce que sa relation avec Stella commence à changer. Mais pour en revenir à son personnage, je ne sais pas pourquoi, mais j’ai l’impression que Julien nous cache des trucs… C’est peut-être un ressenti mais il m’a l’air louche. Pas méchant, mais pas tout blanc non plus.

Concernant l’intrigue et le déroulement de l’histoire, ce que j’ai apprécié , c’est tous les petits détails de la vie quotidienne que l’autrice a injecté dans le roman. On est vraiment connecté·e à une génération, une époque et ça a un petit côté rassurant devant le mystère qu’affronte Stella. Ce dernier se révèle au fil des pages, je crois que ce qui m’a le plus intrigué c’est la langue étrange que croise Stella a plusieurs reprise (ma passion obscure pour les langues…) mais dont elle ignore l’origine, ainsi que le fait qu’elle peut voir les auras des gens sans savoir ce que signifient les couleurs ou d’où lui vient cette capacité.


Pour les amateurices de roman fantastique, vous serez en terrain familier avec ce roman. Il reprend les codes du genre tout en les agençant de façon à créer une histoire intrigante. La mythologie inventée par l’autrice et que l’on entrevoit dans ce premier tome annonce des choses très intéressantes pour la suite. j’avoue avoir vu la fin venir mais ça m’a tout de même frustrée ! C’est un chouette premier roman qui plaira à celleux d’entre vous qui aiment le fantastique et la littérature jeune adulte. La suite est désormais disponible et est bien évidemment dans ma pile à lire 😉

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