Vis ma vie de journaliste musique : ma première fois sur le terrain

Écrire des chroniques musicales est l’une des choses que je fais depuis que j’ai comencé à blogger, fin 2010. Mon premier blog n’était fait que de ça, des infos, des report de concerts ou des reviews d’albums. Puis je me suis lancée dans les articles découvertes d’artistes, souvent internationaux, que j’aimais présenter parce que je les trouvais géniaux et que je voulais que chez nous, on les découvre aussi.

Tout cela a pris un tournant plus officiel quand j’ai commencé à écrire pour Efflorescence Culturelle, fin Juillet 2013. Entre actu, interviews ou chroniques d’album, j’ai mis ma plume au service d’un autre blog spécialisé dans la culture, rendant ça un peu plus réel.

Puis, jeudi dernier, j’ai connu ma première fois sur le terrain, genre vraiment le terrain. Avec un concert, une accréditation presse et une interview avec le groupe que je venais voir. Ouais, ça rigole plus. Voilà donc le récit de cette première soirée en tant que chroniqueuse sur le terrain.

Je suis arrivée sur place, au Confort Moderne à Poitiers, aux alentours de 19h, bien en avance pour l’interview qui devait avoir lieu à 19H45. Je suis accueillie par une personne de la salle, qui me propose d’attendre au bar, j’en profite donc pour boire un verre. Bien oui, tant qu’à faire on va pas se priver.

Le groupe que je viens voir ce soir, Capture, est actuellement en train de faire ses balances, je peux les entendre de la où je suis. Leur manager vient me voir et me demande si c’est ok que j’attende là, pour quel magazine j’écris. J’acquiesce, je suis super en avance de toute façon donc je n’allais pas la ramener, en plus.

Me rejoints ensuite une camarade de promo à qui j’avais proposé d’assurer le côté photo du live report… Oui je veux bien y mettre de la bonne volonté mais y a des trucs c’est un peu en dehors de ma portée. Elle me rejoint vingt minutes plus tard, on discute un peu jusqu’à ce qu’on nous appelle pour l’interview.

Et là, le gros pique de stress, ma première interview en face à face, en dehors de l’émission de radio pour laquelle je suis animatrice depuis un an environ. Mais je sais pas pourquoi, ça me stressais encore plus d’interviewer un groupe de musique, surtout que mes questions étaient juste bateaux.

On y va donc, on suit leur manager dans les coins et recoins de la salle pour arriver dans les loges et devant le groupe. « Bonsoir c’est nous que voilà et je flippe juste mai tout va bien. »

Et effectivement, tout se passe bien. Le groupe répond à mes question, ils sont super sympas… jusqu’à ce que mon iPhone, qui me servait de dictaphone, décide de couper. Bah oui, la technologie ça craint du boudin quand ça plante.

Pendant deux minutes je tente de remettre le machin en route, avec la synthèse vocale qui arrête pas de causer… Very awkward. Puis j’y arrive enfin et on reprend pendant dix minutes d’interview encore, toujours très sympa.

Toute contente et fière de moi je ressors avec ma camarade, on a plus qu’à attendre le concert maintenant. Celui-ci commence et tout se passe bien, on s’éclate, le groupe est vraiment super en live, comme je le dis dans l’article qui se trouve là.

Je suis très satisfaite de cette soirée jusqu’au moment où, après le concert, une fois rentrée chez moi, je me rends compte que… l’enregistreur ne s’est pas lancé et que j’ai perdu les dix minutes d’interview. La grosse crise de panique, j’insulte mon téléphone, la technologie et moi-même au passage jusqu’à me calmer. Je décide d’écrire l’article sur le champ, tant que ma mémoire auditive (que je ne remercierai jamais assez) me permette de retranscrire des bouts d’interviews. L’article écrit, je l’envoie à la relecture et il est publié le dimanche qui suit.

Une première expérience très positive, qui m’a montré que j’adorais ce côté du job de chroniqueuse musicale. J’aime écrire des reviews d’album même si j’ai l’impression de me répéter. Mais allez voir les concerts, parler aux groupes, ça c’est génial. Alors hormis quelques soucis techniques je dirais… je recommence quand vous voulez !

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