Live report : Izia en direct de Niort, un concert plein d’énergie

Samedi 18 Février aux alentours de 17h, la Nationale 141 à perte de vue, direction Niort. Dans la voiture, deux amis et moi, en route pour le concert d’Izia. Un trajet d’hune heure et demi sous un ciel nuageux au son des titres de Snow Patrol, Yellow Card et bien d’autres. C’est une sorte de road trip, en fait, à l’échelle du Poitou-Charentes, mais ça reste dans l’esprit du On the road again.

20H30, vérification des billets, fouille règlementaire des sacs et on peut rentrer. A l’intérieur, on se rend compte que la salle est vraiment petite et qu’elle dégage une ambiance intimiste. J’imagine ici des showcases accoustiques… je peux presque voir Chris Martin et jonny Buckland donné un set accoustique comme ils l’ont fait à Londres en Novembre dernier pour la Little noise Session… Où Gary Lightbody,Simon Neil et leur groupe respectif s’installer sur scène; je ne cracherais pas sur une version acoustique de Machine ou This isn’t everything you are… Bref. Nous atteignons le troisième rang et nous sommes tout proche de la scène, même s’il est difficile d’être loin dans une salle comme celle-là. Puis l’heure de la première partie arrive.

Colours In The Street, groupe originaire de Niort, ils jouent donc à domicile ce soir. Une découverte musicale inconnue au bataillon et dès la première chanson, j’aime ce que j’entends. Une batterie et une basse soutenues qui marquent le rythme auxquelles se mêle une guitare électriques aux riffs efficaces rejointes par la voix du chanteur, Alex. Leur musique sonne un peu Razorlight à certains moments, un rock alternatif classique mais non moins efficace. C’est dynamique, il y a un bon feeling avec le public et le set de six morceaux qu’ils nous offrent nous laisserait presque sur notre faim, j’en aurais bien voulu une ou deux de plus personnellement. Belle découverte donc, je vais garder un oeil sur eux.

Photo du groupe Colours in the Street sur scène

Une courte attente s’en suit, la chaleur est monté d’un cran et l’ambiance aussi alors qu’Izia va bientôt arriver sur scène. C’est la première fois que je vais l’entendre en live, je l’ai découverte avec son premier album Izia il y a deux ans et le second ‘So Much Trouble, et le single du même nom, sont sortis il y a quelques semaines seulement. Je sais simplement que ça va être explosif.

Et l’heure et demie qui suit le confirme. Dès le début, on sait que le concert va être intense. Izia entre sur scène avec That Night, une chanson extraite de son nouvel album et enchaîne directement avec Lola, extrait de son premier opus. Ainsi s’enchaînent les tubes et les chansons un peu moins connues. Impossible de me souvenir de l’ordre exacte dans lequel elles sont passées, tout s’enchaîne à une vitesse vertigineuse et un rythme soutenu, Izia est une vraie boule d’énergie, interagit plus que généreusement avec le public et c’est plus d’une fois que l’on rit. On saute, tape dans les mains, chante lorsqu’on connaît les paroles et c’est là que je réalise une nouvelle fois qu’aller à un concert de rock est presque un sport en soi.

Au cours du concert, j’ai eu le plaisir d’entendre toutes mes chansons favorites et bien plus. Sugar Cane offre une pause de douceur langoureuse, Life is going down un crechendo de plus en plus intenses aux paroles chargées d’émotions, les dynamiques Disco Ball, Let Me Alone ou Youre love is a gift (un de mes coups de coeur du nouvel album.) Le rock puissant entrecoupées de quelques chansons plus posées, l’énergie, l’humour et le grain de folie d’Izia nimbent cette soirée de bonne humeur et de bonne musique. Un très bon concert qui marque pour moi la fin de quatre mois sans voir un groupe sur scène… Ca peut paraître peu mais j’aime tellement ça que ça m’avait manqué.

La fin du concert nous réserve une petite mais non pas moins belle surprise. Après un rappel de quatre chansons, Izia remercie chaleureusement le public, il paraîtrait qu’on a été déchaîné·e·s ce soir… Je dois avouer qu’il y a eu une ambiance de folie tout au long du show. Après ces remerciements, izia quitte la scène mais le public n’en démord pas. Certain·e·s commencent à partir puisque la scène semble déserter de toute lumière et de toute présence. pourtant nous restons là, à applaudir et à réclamer une autre chanson; Le départ de certain·e·s nous permet de nous rapprocher au plus près de la scène et là, Izia revient. Elle nous remercie encore et explique qu’elle fait rarement cela mais lorsqu’un public est particulièrement chaleureux et présent comme ce soir, elle joue cette chanson. une compo qui n’est sur aucun de ses deux albums et qu’elle nous explique avoir composée à l’âge de quinze ans après une peine de coeur. Elle dit même « Ce gars n’était pas bien mais au moins ça a donné une bonne chanson. ». Elle entamme alors un morceau piano voix, où l’on retrouve toujours son intensité et son timbre de voix particulier. On a conscience que ce moment est rare et précieux alors on savoure à fond.

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Malheureusement, toutes les bonnes choses ont une fin et cette fois, le concert est vraiment fini. Les jambes, les pieds et le dos en compote on quitte la salle pour retrouver l’extérieur, la nuit froide de février et la pluie qui tombe en une fine bruine désagréable.

Il est désormais temps pour nous de regagner la voiture, on a encore une bonne heure de route pour rentrer et c’est sous la pluie, la tête et les oreilles pleines de musique que nous repartons sur la RN141… Jusqu’au prochain concert.

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