Nos années fac

Un mois… Non mais un mois sans pouvoir me poser et écrire un article ! Ca sent la fin de semestre à plein nez cette affaire-là. Et bien c’est même pire, pour tout vous dire. Pire que la fin du semestre, pire que la fin d’une année même. C’est la fin de la licence.

Et ouai.

Vous pourriez-vous demander ce que la fin de cette année-ci a de différentes avec la fin d’une autre année quelconque, surtout quand on en est à sa sixième fin d’année universitaire. Le fait même que ça soit la fin de la licence est terrible. Pourtant, qu’est-ce que j’ai pu me plaindre ! En dehors du fait que je suis d’une nature à aimer râler, c’est vrai que mes cours ont souvent été source de tweets/statuts/articles peu réjouis. Les cours auxquels je ne comprenais rien (je n’ai toujours pas percé le mystère de la linguistique énonciative), le trop de travail, les cours ennuyeux (oui non parce que quand même, il y en a eu parfois…) Je devrais être contente que ça soit la fin.

Oui et non, je dirais. Plus non que oui, pour tout vous dire.

Quand j’étais dans l’année de ma terminale, je voyais l’université comme un campus de l’Ivy League. Et oui, rien que ça. Je pense que trop d’heures devant Gilmore Girls sont responsables… Rory va à Yale, ce n’est quand même pas une fac de pécors.

J’imaginais le campus de ma future fac immense, avec des bibliothèques partout et des vieux bâtiments en briques rouges. Oui bah je n’avais que dix-sept ans, le nez dans les révisions du bac comme si c’était l’examen de ma vie. Merlin, que j’ai eu tort. Quand vous envisagez des études supérieurs, dîtes-vous bien que le bac, c’est du pipi de chat les gens. Je ne dénigre pas l’effort qu’il faut fournir pour le passer, je me suis tapée assez de crises d’angoisse à la simple idée de mon oral de cinéma et de mon épreuve de philo pour minimiser la chose. Le bac n’est pas non plus une journée à Disney land. Si on travaille pendant un an pour l’avoir, c’est que ce n’est pas facile. Sinon ils le fileraient avec le Happy Meal. Il faut juste se dire que ça ne sera pas le dernier exam de votre vie si vous allez à la fac. Encourageant, mmh ?

Le campus de la fac n’avait pas de vieux bâtiments en briques rouges comme les facs anglaises ou celle de la Nouvelle Angleterre sur la côte Est américaine. Ni comme à Poudlard, d’ailleurs. Il a fallu que je traverse la Manche et aille à l’Université de Glasgow pour avoir une fac de la mort qui tue.

Quand j’étais au lycée, je croyais aussi qu’à la fac je rencontrerais toute une bande de potes un peu à la Hélène et les garçons (oui, on a les références qu’on peut, ein) et qu’on irai dans des coffee shops super cool pour refaire le monde. J’ai trouvé une bande de copines dont aucune n’a la coupe de cheveux de José, la Force nous en garde. On va dans un coffee shop super cool et même si on échange des ragôts plus qu’autre chose, on a aussi des super conversations philosophiques de l’évolution des communautés de fans à l’heure de l’Internet à la dernière coupe de cheveux de Justin Bieber. Et on a aussi de longues conversations passionnées sur nos études, big up à Lucette qui comprend mon amour pour la linguistique sémantique.

Ces trois dernières années n’ont pas toujours été facile mais j’imagine qu’aucune licence n’est vraiment facile. Pourtant, j’ai aimé mes études. Vous vous dîtes sûrement qu’il vaux mieux pour moi que je les ai aimé. C’est vrai mais à travers eux, j’ai découvert plein de choses par moi-même, ce n’est pas pendant mes cours de civilisation US que j’ai développé une passion pour la pop culture. Pourtant, ils y ont contribué quelque part. J’ai eu des cours vraiment super intéressants et variés, avec des profs qu’on a même élevé au rang de dieux des profs pour certains. Je n’ai pas eu l’illumination pour devenir professeur d’anglais mais j’ai plus qu’une fois pensé à faire un master recherche en civilisation ou plus récemment en linguistique (même si ça ça reste trèèèès vague dans mon esprit) car je ne trouve pas ça incompatible avec le fait que je veuille devenir journaliste. Ca serait comme une sorte de spécialisation en fait. Oui sauf que bon pour l’instant, je vais pas le faire hein tss.

Il ne reste plus que trois partiels avant la fin de l’année et on a déjà prévu de chialer comme des bouzes mercredi soir. L’année prochaine, on prend toutes des routes séparées alors c’était notre dernière fois en cours vendredi dernier. Ce n’est pas la fin de la fac, ô joie le master arrive ! Mais c’est la fin d’une époque et pétard, ça fout grave le cafard.

Je lisais un article dans le magazine américain Hello Gigles cette semaine intitulé « 5 signes que vous allez être diplômée de la fac » et mêe si le système universitaire américain étant bien différent du nôtre, il y a quelques similituddes et j’ai pu me reconnaître dans cet article. Il parlait principalement du stress, à la perspective de nos derniers partiels et aussi… On a un diplôme, c’est cool et après ? C’est une bonne question, hein ?

On aura bien assez le temps de stresser pour l’année prochaine après les partiels. Pour l’instant, dernière ligne droite, révisions, révisions et encore plus de révisions et mercredi, soirée festive pour bien terminer l’année ! Et qoi qu’il arrive on ne se perd pas de vue ! Et comme disait une grande philosophe nommée Lorie : « je serai lààà, toujours pour toiii, n’importe où quand tu voudraaas. »

Laisser un commentaire