Parce que c’était nous de Mhairy McFarlane : on rit, on pleure et on aime

C’est sûrement le livre qui a été mon coup de coeur de 2015: Parce que c’était nous de Mhairi McFarlane, sorti aux édition Milady. et j’ai tenu à partager avec vous mon avis, en vous donnant, je l’espère, l’envie de le lire à votre tour.

Résumé

A la fac, Rachel et Ben étaient les meilleurs amis du monde, jusqu’à la fin de leurs études et qu’ils se perdent de vue. Rachel a dû continuer sa vie après que Ben a claqué la porte un jour, sans crier garde. Dix ans plus tard, alors qu’elle vient de se séparer de son fiancé de longue date, Rachel croise Ben par hazard, en ce jour pluvieux. Plus ils parlent, plus leur complicité passée réapparait alors que les souvenirs refont surface, accompagnés pour Rachel de sentiments qu’elle pensait avoir enfoui. Mais que faire maintenant que Ben est marié et que tant d’eau a coulé sous les ponts ?

Du rire aux larmes

Quand on lit le résumé de ce livre, on peut se dire que l’histoire de Ben et Rachel a été dite et re dite dans des tas d’autres bouquins ou films. Sauf qu’au fur et à mesure que l’on apprend à connaître Rachel – on vit l’histoire de son point de vue – on réalise que même si son passé avec Ben a été celui de nombreux jeunes couples, leur relation est pleine de sentiments, de souvenirs et de mélancolie.

Rachel est un très bon personnage parce qu’elle pourrait être vous et moi, n’importe quelle fille dans la fin de la vingtaine que vous croisez dans la rue. Elle est drôle, plutôt jolie et a réussi en tant que journaliste judiciaire. Pourtant, elle n’en est pas moins fragile, attachée à son passé comme une moule à son rocher et a tendance à laisser la vie prendre les décisions pour elle, elle fait rarement un choix de son propre chef.

Le premier qu’elle fait réellement, c’est lorsqu’elle décide de quitter son fiancé de longue date au début de l’histoire. Cette rupture a de nombreuses conséquences ; Rachel se retrouve seule après treize ans d’une relation presque heureuse mais surtout facile et évidente. Célibataire pour la première fois de sa vie pour ainsi dire, elle doit affronter sa solitude, retrouver des habitudes qu’elle n’a jamais vraiment connu, retrouver un endroit où vivre en dehors de ce foyer qu’elle avait construit avec Rys. Cette partie de l’histoire est vraiment très intéressante car l’auteure décrit avec justesse et réalisme les sentiments de Rachel, la peur du changement. Si on a jamais vécu exactement la même situation, ce sont des craintes qui font le plus souvent échos en nous.

La vie de Rachel est aussi emplie de son passé, de ces meilleur·e·s ami·e·s qui sont toujours les mêmes depuis la fac, à Ben. Ben qui revient dans sa vie, comme ça, sans prévenir. On peut tout à fait ressentir le désarroi de Rachel face à ce retour imprévu. Parce que même si elle n’a pas tant changé, dix ans se sont écoulé et Ben, lui a continué sa vie. Il est désormais marié et semble filer le parfait amour avec Olivia, son épouse. Alors que les deux amis de fac reprennent contact, leur complicité renaît, tout comme ses souvenirs qui ont fait leurs trois ans d’amitié à l’université et qui nous sont racontés, distillés un peu partout dans le roman.

L’histoire est pleine de rebondissements qui ne sont jamais de trop. Le point de vue à la première personne, duquel on peut être un peu craintif·ve, est bien mené, Rachel a un regard désopilant sur sa vie et sa nouvelle condition de célibataire, parsemé de références pop culture et de remarques colorées de son amie Mindy, un coup de coeur pour celle-ci : «On ne peut pas faire briller une crotte mais on peut la rouler dans les paillettes.» Cet humour présent tout au long de l’histoire n’empêche pas Rachel d’avoir ses moments de doutes et de tristesse face à cette nouvelle solitude. J’ai personnellement dévoré le livre en moins d’une journée, j’ai ri, fulminé contre certains personnages et ai parfois dû retenir quelques larmes.

Un petit + pour moi, c’est ce petit quelque chose de british dans les références culturelles et le flegme de certains personnages. Le fait que l’action se déroule à Manchester, en plus de me rappeler le voyage que j’y ai fait il y a environ un an, offre un contexte différent à de trop nombreuses histoires se déroulant à Londres ou New-York.

Conclusion

Le premier roman de Mhairi McFarlane n’est pas ce qu’il semble au premier abord, un autre bouquin pour fille avec une histoire d’amour tragique. Si je devais choisir trois mots pour le décrire, ça serait sans doute drôle, délicieusement réaliste et déchirant par certains aspects. Définitivement à lire si ce genre d’histoires vous emballe.

Originalement publié sur Madly Girly Geekly

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