Le personnage du mois : spécial Alias

Portrait de Jack Bristow
Crédit photo : source

Il y a des séries, comme ça, dans lesquelles on se replonge des années après et qu’on aime toujours autant. Sans raconter ma vie (n’ayez pas trop l’air soulagé, je tiens à mon égo quand même), je fonctionne souvent par période au niveau de ce que j’aime, surtout sur les fanfictions que je lis et j’écris ou sur les films et séries que je regarde. Cette semaine, je me suis replongée dans Alias. Vous savez, la série de J.J. Abrams qui a commencé il y a un peu plus de dix ans…

C’est pour cela que j’ai décidé de faire un personnage du mois spécial Alias aujourd’hui. Comme je l’avais fait pour Gilmore Girls, il y a un prix de gros : trois pour le prix d’un, cette fois !

On récapépète, Alias, ça racontait quoi ?

Sydney bristow (Jennifer Gardner) est un agent secret et travaille pour le SD-6, qu’elle croit être une branche de la CIA,donc du côté des gentil. Qu’elle croit être, car le jour où elle révèle à son fiancé son véritable travail, chose formellement interdite par son agence, le SD-6 le fait assassiné. Là elle apprend qu’en fait, le SD-6 est méchant et fait en réalité parti de l’Alliance, un groupe de gars qui font dans le trafic de drogue, d’armes et dans les assassinats, dans le but de dominer le monde. Sydney devient alors agent double et travaille avec la vraie CIA pour détruire le SD-6 de l’intérieur, aidée par son père, Jack Bristow, également agent double.

Image de Sydney Bristow (saison 1 épisode 22), elle est assise sur une chaise, porte une perruque bleue et affiche une expression de choc car elle se retrouve face à sa mère pour la première fois depuis vingt ans
Crédit photo : Bad Robot/ABC

Ça, c’est le concept de base, qui occupe la série jusqu’à la moitié de la seconde saison. Après il y a des histoires avec sa mère méchante mais on sait pas trop, l’ex-directeur du SD-6 aussi méchant mais on sait pas trop non plus et Rambaldi, une espèce de prophète italien du XVème siècle qui avait inventé plein de trucs futuristes pour l’époque et qui avait entre autre prédi que Sydney détruirait la plus grande puissance mondiale aka les Etats-Unis. Résumé comme ça, ça paraît tordu mais c’est une série de J.J. Abrams (Lost, Fringe, Star Trek Into Darkness…) donc on ne s’étonne plus de rien quand on connaît le bonhomme.

Passons aux personnages maintenant…

Jack Bristow

Portrait de Jack Bristow
Crédit photo : Bad Robot/ABC

C’est au départ sur lui que j’avais prévu de centrer cet article avant de me rendre compte que je ne pouvais pas choisir qu’un seul personnage.

Jack, que l’on appelle affectueusement papa bristow, est comme sa fille, agent de la CIA, au début de la série infiltré au SD-6. Il est pote avec Arvin Sloane, le directeur de cette branche secrète, un gars aussi assoifé de pouvoir que changeant.

Dans la première saison, Jack apparaît comme un père absent, pas très doué avec les sentiments et voire carrément tordu à certains moments. Il faut dire aussi que… Bon aller, je peux spoiler, la série à dix ans il y a prescription, que Jack a été marié, à la mère de Sydney donc, qui était en fait une espionne envoyée par le KGB pour lui soutirer des informations. Déjà, ça aide pas à avoir foi en l’espèce humaine quand vous apprenez que votre femme vous a juste épousé pour vous trahir.

Tout au long de la série, la relation entre jack et Sydney est cahotique. Parfois iels s’entendent bien, parfois Sydney le déteste. Il faut dire que Jack a le chic pour manipuler tout le monde et faire des trucs pas très légaux. Mais c’est toujours dans l’intérêt de sa fille qu’il le fait, pour la protéger parce qu’il l’aime sa fifille. Puis quand vous avez été ami avec Arvin Sloane pendant trente ans, y a de quoi avoir des névroses. Jack est très protecteur, c’est un fait. Si ça peut donner des trucs un peu flippants, du genre je coupe l’oreille d’un monsieur pour savoir où il a amené ma fille après l’avoir kidnappée, ça peut aussi donner des scènes très drôles, notamment quand un homme vient lui demander la main de sa fille. Ça n’arrive que deux fois mais Jack dans ces moments-là fait… très peur.

C’est ce côté qui m’a fait aimer Jack. Il est pas clean, il est pas foncièrement gentil et c’est pas un bisounours. Il hésite pas à torturer et tuer des gens pour sauver sa fille et a une sacrée dent contre son ex-femme… même si je les aime, tous les deux ensemble. Papa Bristow est complètement tordu et c’est ça qui en fait un personnage complexe. Victor Garber (mais si vous savez le constructeur du Titanic), est un interprète parfait pour ce rôle et Jack reste mon personnage favori de la série. Oui parce que Sydney me tape sur le système, il faut le dire.

Cœur sur toi, Papa Bristow.

Julian Sark

Ok, alors là on passe à un autre registre. Pour vous présenter brièvement le personnage de M. Sark, on peut dire que c’est un mercenaire, assassin, kidnappeur, dont la loyauté est aussi flexible qu’un Malabar. Un homme charmant, en somme.

Julian Sark

Julian Sark est le meilleur représentant de mon amour pour les méchants – en dehors de Dark Anakin avant son bin de lave à la fin de Star Wars III. Où je n’aime pas Sloane parce qu’on sait jamais s’il veut juste du pouvoir et manipule tout le monde ou aime quand même les gens qui l’entourent (Sydney, par exemple), Sark est juste mauvais. Il ne veut que de l’argent et du confort personnel. On le voit au long de la série poursuivre la quête des objets de Rambaldi mais je pense qu’en fait, il se moque bien de savoir si les prophécies de l’italien se réalisent, tant que ça lui donne de quoi payer ses costumes de grand coûturier et son champagne. Dit comme ça, il a l’air superficiel mais Sark est un tueur habile, à l’intelligence affutée, il n’a que 20 ans lorsqu’il apparaît dans la série, travaillant déjà pour un iminant mercenaire qui pèse plus de poids en dollars que la mafia, pour vous dire. Tout au long des saisons, il démontre cet esprit brillant, de logique et de stratège, qu’il emploie avec pur machiavélisme.

Pourquoi aimer Sark, alors qu’il a fait délibérément souffrir/torturer/menacer/tuer des milliers de gens ?

  • Parce qu’il porte le costume à merveille, un costume ça change tout, surtout chez Sark ;
  • Il est sarcastique et imprévisible, charmeur et manipulateur. Il adore narguer ses interlocuteur·ice·s, même quand celleux-ci sont en position de force, il se délecte de les voir se mettre en rogne. C’est peut-être un système d’autodéfense car il ne montre jamais sa peur – ou quelconque autre sentiments d’ailleurs ;
  • Il est britannique, supposément irlandais. Cela se voit dans son flegme plus qu’apparant (Will l’appelant même « petit anglais snobinard »), car Sark a la classe. Il y a aussi l’accent que prend David Anders dans la VO pour jouer son personnage qui est très graou si vous aimez le genre ;
  • Il est direct, on sait que ce qui l’intéresse c’est l’argent, un peu tuer et torturer car il est sadique et éventuellement récupérer un peu de pouvoir au passage. Pas de quête mystique pour Rambaldi, pas de faux semblants avec des personnes qu’il pourrait aimer. C’est un méchant et puis c’est tout.

Son seul défaut serait peut-être ses relations avec les femmes. Si c’est un charmeur et qu’il n’est jamais contre une histoire d’une nuit, plus pratique dans son métier que quelqu’un à qui s’attacher, l’amour c’est pour les faible, il a eu une ou deux aventures durables (autant que faire se peut quoi), notamment avec lauren Reed. Et ça… ouais non, on s’en serait passé. Pendant un moment je me suis dit qu’une histoire avec Sydney aurait vraiment pu être fun.

C’était un message du mouvement pour la défense de Julian Sark. Convaincu·e ·s

Marshall Flinkman

Un peu de gentillesse dans ce monde d’espions et de tueurs. Marshall, c’est l’homme aux gadgets, le geek de la série qui aime les ordinateurs et les super héros. On dirait un peu un cliché mais il est extrêmement drôle et attachant.

D’abord pour le SD6, puis pour la CIA et l’APO, Marshall construit et apporte tout le soutien technique et technologiques dont les différents personnages ont besoin pour leur mission de terrain. Un duplicateur d’empruntes digitales dans un téléphone portable, un appareil photo et une caméra super performante dans une paire de lunettes de soleil, un poignard caché dans un tube de gloss… sans compter qu’il peut pirater tous les serveurs et réseaux du monde, ou Marshall Flinkman passe, les firewall trépassent.

Portrait de Marshall Flinkman
Crédit photo : Bad Robot/ABC

Il n’est pas un agent de terrain mais parfois il s’y retrouve malgré lui et mine de rien, il a du courage en réserve le petit Marshall. Il n’hésite pas à défier ses ravisseurs lorsqu’ils se retrouvent kidnappés et forcés à « collaborer. » Il se fait même passer pour un as du jeu dans un casino et se retrouve à extraire le globe oculaire d’un homme à la petite cuillière… bon apétit !

Marshall, c’est un peu la touche d’humour de la série parfois un peu trop dramatique. Il parle beaucoup. Beaucoup trop peut-être mais ça le rend attachant. C’est un peu la normalité au milieu de tous ces personnages pour qui la violence est banalisé par leur métier. Et en plus, quand il se marie et a un enfant dans la saison 3, il est vraiment trop chou ! Puis c’est un fan de comics donc bon…


Ainsi se termine cette petite chronique sur Alias. J’en suis actuellement à la fin de la saison 2 dans mon revisionnage et je me délecte toujours autant de ses intrigues parfois invraisemblables mais complètement tordues dans le style d’Abrams. J’aurais pu également vous parler d’Irina Derevko ou d’Eric Weiss qui sont d’autres persos que j’affectionne mais on serait pas sorties du sable alors…

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