Le jeu des rencontres et du hasard

« Le hasard est le plus grand romancier du monde ; pour être fécond, il n’y a qu’à l’étudier. »
{Honoré de Balzac}

Le hasard des rencontres… En voilà un sujet qui a été, est et sera abordé de milliers de façon diférentes. Vous sentez poindre le sujet philosophique , Peut-être le sera-t-il un peu, effectivement… Mais il faut parfois prendre le temps de s’attarder sur les petites choses que la vie nous offre, dans ce monde où tout le monde vit et court à cent mille à l’heure… Je suis bien méditative d’un coup.

Le hasard des rencontres, donc. C’est étrange comme parfois, le hasard met quelqu’un sur votre route et le temps de quelques minutes, quelques heures, vous partagez quelques mots, quelques souvenirs. Parfois vous gardez contact, parfois non et certaines de ces rencontres ne resteront qu’un instant éphémère et la vie continuera ensuite, indifférente mais vous aurez ce souvenir dans votre mémoire qui pourra parfois vous faire sourire lorsque vous y repenserez.

Un train Corail qui part vers le Sud de la France, il y a quelques jours. Chargée comme une bourrique avec mon sac à main contenant ma maison et une valise bien trop grande pour quatre jours passés en famille, je me suis assise à ma place. La personne à côté de moi, une femme d’une cinquantaine d’années peut-être. Au début, elle m’a juste proposé son aide à l’arrivée puisque l’on descendait à la même gare. Oui, les gens ne sont pas tou·te·s indifférent·e·s, il y a en fait pleins de personnes pour vous aider ici-bas… Heureusement d’ailleurs. J’en rencontre souvent finalement, même si certain·e·s m’ont laisser plantée au milieu d’un quai dans une gare de campagne au milieu d’une nuit d’hiver… brrr, mauvais souvenir, oublions-ça.

Revenons-en à notre train. La première heure, ma voisine et moi n’avons pas échangé beaucoup de mots. Elle lisait, j’écrivais sur mon netbook, prise dans la frénésie d’une nouvelle histoire. j’ai un peu tendance à oublier ce qu’il y a autour de moi dans ce genre de cas…

Puis vient le moment où la voiture bar ambulante passe dans notre wagon. Le concept est assez sympathique, j’avoue. Dans les TGV on est tou·te·s habitué·e·s à cette mythique voiture-bar où l’on nous attire en nous promettant boissons chaudes et froides, petits déjeuner et pâtisserie… Dans ce train-là, c’est la voiture bar qui est venue à nous. Le wagon-bar n’est d’ailleurs pas du tout pratique quand comme moi vous ne pouvez pas vous déplacer seul·e, que ce soit car vous ne pouvez pas vous repérer ou que comme moi, vous avez un certain non-sens de l’équilibre.

Ma voisine m’a demandé si je voulais quelque chose et étant en manque flagrant de caféine, j’ai acquiescé. Nous avons toutes les deux pris un café et un petit truc à manger et c’est là que nous avons commencé à parler. pourquoi on se rendait dans le Sud, le goût suspect du café servi par la SNCF… Nous avons discuter plusieurs minutes et c’est vraiment marant de voir comment on peut parler avec une simple inconnue. le voyage de quatre heures m’a alors semblé plus court et c’était agréable finalement. Je ne reverrai sans doute jamais cette personne mais pendant quelques temps, on s’est tenu compagnie dans un train où l’on partageait notre wagon avec une colonie de vacances…

Un petit article sur quelque chose de somme-toute banal mais j’avais envie d’en parler car j’aime parfois me souvenir des hasards de la vie et de ses rencontres que l’ont peut faire dans un train lors d’un long voyage ou dans une gare ou un aéroport lorsqu’un train ou un avion ont du retard… C’est ça aussi, la vie.

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