Tome 1 de la Trilogie des elfes de Jean-Louis Fetjaine

Aujourd’hui, j’ai décidé de vous parler de fantasy. Comme quoi, je ne lis pas que des comédies romantiques et de la SF, surprise ! Le roman que j’ai choisi de chroniqué est le premier tome d’une trilogie dont j’avais déjà entendu parlé, il y a plusieurs années mais je n’avais jamais pris le temps de la lire. Voilà qui est chose faite avec le premier tome de la Trilogie des Elfes de Jean Louis Fetjaine.

Couverture du roman le Crépuscule des Elfes

Résumé

Il y a bien longtemps, avant même Merlin et le roi Arthur, le monde n’était qu’une sombre forêt de chênes et de hêtres, peuplée d’elfes et de races étranges dont nous avons aujourd’hui perdu jusqu’au souvenir. Dans ces temps anciens, les elfes étaient un peuple puissant et redouté des hommes, des êtres pleins de grâce à la peau d’un bleu très pâle, qui savaient encore maîtriser les forces obscures de la nature. Ce livre est le récit de leurs dernières heures, depuis la rencontre du chevalier Uter et de Lliane, la reine des elfes. L’histoire d’une trahison et de la chute de tout un monde, d’un combat désespéré et d’un amour impossible. Ce fabuleux roman établit un pont entre l’univers des légendes celtiques, la fantasy et le cycle arthurien.

Tome 1 : Le Crépuscule des elfes

Ma lecture du premier tome de la Trilogie des elfes s’est faite en quelques jours seulement. C’est un livre très abordable qui n’en est pas pour autant pauvre en style ou en rebondissements. Ce qui est également appréciable, c’est le nombre raisonnable de personnages, ce qui fait qu’on ne se perd pas. Souvent, dans la fantasy, on a une quantité impressionnante de personnages aux arbres généalogiques et à la biographie longue comme un jour sans pain. Le schémas narratif est assez classique quand on est amateurice de fantasy mais le monde créé par Jean-Louis Fetjaine a ses spécificités propres. On a des races bien connues du genre, elfes, nains, gobelins, trolls et bien sûr les humains, qui sont toujours avares, vils et qui arrêtent de croire en la magie et la beauté des forces de la nature. Je pense d’ailleurs qu’il y a un truc à étudier sur cette image négative de l’espèce humaine qu’on les auteurs de fantasy… C’est présent chez Tolkien (Isildur qui se soumet à l’influence néfaste de l’Anneau) et c’est quelque chose que l’on retrouve régulièrement.

On apprend à connaître les différentes races tout au long de l’histoire. Les nains sont plus ou moins classiques, tous comme les Gobelins et les trolls. Les elfes aussi sont toujours gracieux, proches de la nature et de la magie, endurants au froid et aux sens aiguisés. Pourtant, ils ont certains signes particuliers comme leur ignorance de ce qu’est véritablement l’amour, émotion qu’ils n’arrivent pas à définir. On rentre facilement dans le monde créé par Fetjaine et si on peut y voir une ressemblance avec la Terre du Milieu, on s’en détache assez vite. Le monde de la Trilogie des Elfes s’inspire du Royaume de l’Ogre, bien connu des amateurices de la légende arthurienne.

Et c’est là que j’arrive à ce que j’ai le plus apprécié, c’est la présence du cycle Arthurien, à travers des éléments comme l’épée légendaire d’Excalibur ou des personnages comme Uter ou Ygraine. C’est une légende qui m’a toujours attirée entre autre parce que l’un de mes frères et moi possédons un nom issu de cette histoire par laquelle nos parents sont passionné·e·s, évidemment ça aide. J’ai lu beaucoup de choses à ce sujet, notamment la série des Brume d’Avalon de Marion Zimmer Bradley que j’adore. Dans son livre, Fetjaine les intègre à un monde mêlant univers médiéval et fantasy, on y retrouve également ce côté religion, du christianisme s’opposant aux croyances et aux traditions celtiques. C’est là qu’on voit que l’auteur est historien médiéval, il apporte des éléments que l’on reconnaît et qui pourraient presque relier son monde au nôtre.

Pour ce qui est de l’histoire, elle est également intéressante. On se retrouve vite à fouler les routes aux côtés d’une compagnie lancée dans une quête, qui doit braver des dangers à chaque coin de rue. Petit à petit, on s’attache aux membres et on vit ces aventures avec elleux, les pertes, la romance, les dangers, l’impuissance parfois.

Pourtant, et c’est là que j’entre dans le côté négatif, j’ai eu beaucoup de mal à m’attacher aux personnages. Une partie de la compagnie est décimée assez rapidement et quant à l’autre… Je ne sais pas comment expliquer, les personnages ne me touchaient pas. Il a fallu attendre plus de la moitié du livre et la mort d’un personnage que j’aimais vraiment bien, pour le coup, pour que je me mette à ressentir de la compassion pour elleux. C’est assez contraire aux autres critiques que j’ai pu lire du livre donc j’imagine que ce ne sont que mes impressions.

Je pense aussi que la culture que j’ai n’a pas aidé. Il a déjà fallu que j’arrête de faire des comparaisons avec Tolkien, ce qui m’arrive à chaque fois que je lis de la fantasy. Bon ça, encore, c’est passé assez vite car l’auteur a son propre style et son propre monde. Par contre, lire des situations ou des personnages qui me font penser à Kaamelott et au Donjon de Naheulbeuk, ça n’a vraiment pas servi mon intérêt pour prendre les personnages au sérieux et m’y attacher. Dans Uter, j’imaginais Anthony Steward Head dans le rôle du père cruel d’Arthur dans la série Merlin de la BBC. En Lliane, Freïhr ou Tsimi, je voyais l’elfe, le barbare et le nain. Dans les allusion au Royaume de l’Ogre, c’était la Table Ronde de Kaamelott et sa bande de bras cassés qui me venait à l’esprit. Ca n’aide pas du tout du tout.

On continue ou pas ?

Malgré la difficulté que j’ai eue à m’attacher aux personnages et à m’impliquer dans l’histoire, je compte finir au moins la lecture de la Trilogie des elfes. Je sais que Fetjaine a écrit plusieurs autres cycles, notamment les Chroniques des elfes sur le personnage de Lliane, que je n’apprécie que moyennement donc que je ne suis pas sûre de lire. Par contre, celles sur Merlin peut-être. Pour résumer mon avis, l’histoire se lit facilement, les tomes sont plutôt courts et on finit par rentrer dedans. Les éléments arthuriens et celtiques sont aussi très intéressants et l’auteur a un style agréable. A poursuivre donc mais pas forcément en priorité dans la PAL.

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